CHANGEMENTS CLIMATIQUES
&
SANTÉ

Selon l’Organisation mon diale de la santé, les maladies transmises par un vecteur (moustiques, tiques...) également appelées maladies à transmission vectorielle, provoquent chaque année 700 000 morts dans le monde. Le paludisme et la dengue notamment sont les maladies vectorielles qui ont le plus fort impact sur la santé humaine.
La dengue, dont l’agent pathogène responsable est un virus qui circule en zones tropicales, infecte chaque année plus de 400 millions de personnes.
Le projet Explore « Les moustiques, réservoirs environnementaux de bactéries résistantes aux antimicrobiens » va permettre d’étudier la manière dont les moustiques, en particulier Aedes aegypti, ingèrent et conservent des bactéries multi-résistantes présentes dans les eaux contaminées où se développent leurs larves. L’objectif est de comprendre si ces bactéries s’installent dans leur microbiote et modifient leur capacité à transmettre des virus comme la dengue ou le chikungunya.
Anna-Bella Failloux
responsable de l'unité Arbovirus
et insectes vecteurs

Mesurer l’impact des activités anthropiques
L’objectif est de mesurer l’impact des activités anthropiques impliquant l’utilisation d’antibiotiques sur le microbiote du moustique Aedes aegypti et sur la transmission des arbovirus.
Plus précisément, il s’agira de mesurer l’intensité du transfert de trois bactéries résistantes aux antibiotiques (Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, Serratia marcescens) de l’environnement aquatique vers les larves de moustiques.

Identifier les bactéries et évaluer leur persistance
Le projet prévoit également d’identifier les bactéries du microbiote intestinal du moustique sélectionnées par une exposition prolongée à une dose sublétale d’antibiotiques et d’évaluer leur persistance à différents stades immatures et au stade adulte.
Les bactéries seront détectées dans deux organes clés du moustique pour la transmission des arbovirus : l’intestin moyen et les glandes salivaires.

Tester la compétence vectorielle des moustiques adultes
Les chercheurs testeront enfin la compétence vectorielle des adultes exposés aux bactéries résistantes aux antibiotiques pour les virus de la dengue et du chikungunya.
Le projet regroupe quatre équipes de l’Institut Pasteur spécialisées en entomologie, virologie, microbiologie, génétique et biologie computationnelle.
En adoptant une approche One Health reliant santé humaine, santé animale et environnement, les chercheurs vont examiner le site de reproduction des larves de moustiques, le microbiote des moustiques et la transmission des virus par ces insectes.
Les autres projets Explore

ORIGINE & MÉCANISMES DES MALADIES
La constante augmentation des troubles anxieux et dépressifs représente un défi majeur, alors qu’ils touchent aujourd’hui plus de 300 millions de personnes dans le monde.
Comprendre les facteurs environnementaux et nutritionnels qui influencent l’axe microbiote-intestin-cerveau est donc un enjeu crucial.

MALADIES INFECTIEUSES & INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Depuis sa création, l’Institut Pasteur est à l’avant-garde du combat contre les maladies infectieuses grâce à son expertise unique en biologie des micro-organismes.
Fidèles à l’esprit visionnaire de Louis Pasteur, des équipes lancent un ambitieux projet qui vise une avancée scientifique majeure :
la création de jumeaux numériques de bactéries pathogènes.

SANTÉ DES FEMMES & VULNÉRABILITÉ AUX EXTRÉMITÉS DE LA VIE
Le cancer du sein post-partum, qui est diagnostiqué dans les 5 à 10 années suivant une grossesse, représente un cancer agressif et à haut risque, caractérisé par l’apparition de métastases précoces et une réponse limitée aux traitements actuels.
De ce fait, le taux de survie à 5 ans de ces patientes est inférieur d’environ 20 à 30 % à celui des patientes atteintes à un autre moment de leur vie.
