
TROUBLE DE l'HUMEUR & MALADIE D'ALZHEIMER
Les troubles de l'humeur (dépression, anxiété, troubles bipolaires) et les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson) constituent des pathologies majeures de notre époque dont la physiopathologie reste mal élucidée et pour lesquelles les traitements disponibles restent insuffisants.
La dépression est un trouble mental très répandu, actuellement considéré par l’OMS comme la principale cause d’invalidité dans le monde, touchant jusqu’à 300 millions de personnes chaque année, une personne sur cinq souffrant de dépression au moins une fois au cours de sa vie (Rapport de l’Organisation mondiale de la santé, 2017). De plus, une grande partie des patients dépressifs (~30 %) ne répondent pas aux antidépresseurs conventionnels.
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Pour relever ces défis sanitaires, les équipes de recherche de l'Institut Pasteur ont rassemblé les atouts et l'expertise de quatre laboratoires issus des départements de neurosciences, d'immunologie et de microbiologie.
Leurs recherches s'articulent actuellement autour de plusieurs axes visant à évaluer l'implication de certains organes — microbiote intestinal, sang, système immunitaire, nerf vague — dans le fonctionnement normal et pathologique du cerveau, y compris dans le cadre du vieillissement pathologique.
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​1- Neuro-immunologie : rôle de l'inflammation périphérique chronique dans le développement des maladies mentales et des maladies neurodégénératives.
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2- Rôle du microbiote intestinal dans l'apparition et la physiopathologie des troubles de l'humeur et des maladies neurodégénératives.
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Les équipes tendent de comprendre si l'amélioration de la surveillance immunitaire du tissu cérébral par les cellules immunitaires périphériques pourrait constituer une nouvelle voie thérapeutique pour les maladies neurodégénératives.
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Elles cherchent aussi à savoir si l'altération intestinale est à l'origine de l'apparition de troubles mentaux, ou bien, à l'inverse, si un dysfonctionnement cérébral entraîne indirectement une altération de la fonction intestinale. Qui du cerveau ou l'intestin intervient dans cet état pathologique ? Est ce que les modifications du microbiote intestinal pourraient constituer un nouveau levier thérapeutique pour traiter les maladies du cerveau ou, à tout le moins, pour améliorer leur diagnostic ?
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La Fondation Pasteur Suisse et l'Institut Pasteur remercient chaleureusement
les membres du Conseil de la Fondation G. pour leur généreux soutien
en faveur de ce projet de recherche.
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